Les immenses richesses enfouies dans leur sous-sol sont une véritable malédiction pour les habitants de l’est de la République démocratique du Congo (RDC). Sous leurs pieds se cachent des diamants, de l’or, mais également d’autres matériaux moins connus et pourtant plus convoités encore : du coltan, de la wolframite, de la cassitérite et un éventail vertigineux de sels métalliques.

Or, depuis plusieurs dizaines d’années, ces minerais, indispensables à la production de nos ordinateurs portables et smartphones, attirent la convoitise des trafiquants dans la province du Nord-Kivu.

Si la dénonciation des crimes financés par l’extraction des diamants, notamment grâce à la formule choc “diamants de sang”, a contribué à mettre un terme aux conflits dans d’autres régions d’Afrique, la chasse aux minerais indispensables à la tech, pourtant tout aussi mortifère, ne fait que s’aggraver en RDC et a déjà entraîné le déplacement forcé de plus de 6 millions de Congolais. La région est en proie à un inextricable chaos.

Risques d’extension du conflit

Lundi [27 janvier], après plusieurs semaines d’escalade des tensions, un groupe de rebelles soutenus par le Rwanda voisin a pris le contrôle de Goma, ville stratégique de l’est de la RDC. Les deux pays risquent désormais à tout moment de basculer da